06/03/13 – 24/03/13 san pedro / la paz

la montée du chili se passe toujours aussi bien, en arrivant a calama je croise fernando, un bolivien avec un grand coeur et une petite chambre qui me loge par pure compassion des voyageurs en galere. il me fait rêver déjà a la jungle de son pays, et d´un clin d´oeil au chauffeur nous envoie gratis jusqu´au mytique désert d´atacama. là-bas, en posant la tente dans le jardin d´une énième maison en construction abandonée, on improvise un four pour faire du pain, on profite du soleil et des étoiles. je m´embarque sur un tour des geysers. c´est si beau que ca fait mal, je quitte l´étendue désertique avec l´odeur de lait sucré des vapeurs d´eau et un authentique baiser d´amour d´un llama curieux. il ne s´est malheureusement pas changé en prince inca (mais depuis je les embrasse tous, au cas oú).
subir chile sigue tan bacan como antes, al llegar a calama encuentro fernando, un boliviano con un corazon grande y una habitación chiquitita, que nos da hospedaje por pura compasión con los viajeros improvisando. me hace soñar ya con la selva de su país, y de un guiño de ojo al chófer nos manda gratis hasta el horizonte rojo del desierto de atacama. allà dejamos la carpa en otro terreno de una casa media construida media abandonada, improvisamos un horno para hacer pan, disfrutamos del sol y de las estrellas. voy a un tur de los geysers. es tán hermoso que me duele, dejo el país desértico con el olor dulcillo de los vapores de agua y un verdadero beso de amor de una llama curiosa. desafortunadamente, no se cambió en prince inca (pero sigo besándoles todos, por si acaso).

pour me donner une idée de la qualité des transports en bolivie, le bus qui m´amène de iquique a oruro s´arrete au milieu de nulle part avec un pneu crevé. un bon moment pour prendre un maté et regarder les premiers coups de foudre de la saison des pluies après un été chilien. après seulement sept heures de retard, j´arrive a la paz, d´oú je fuis rapidemment pour aller a la isla del sol – le choc du bordel les gens le bruit avec l´atmosphère du désert était trop grand. le lac titicaca est froid et beau, comme les boliviens qui paraissent timides et réservés avec les étrangers quand on ne veut rien leur acheter. après quelques jours a la plage, je retrouve le courage de rentrer a la paz : je commence déjà à croiser des gens rencontrés plus tot pendant le voyage, on reste tous dans un hostal, échafaudant des plans pour continuer a voyager sans passer par oruro, paralysée par une grève générale qui finira peut-etre dans un futur incertain. la capitale est un kaléidoscope de cholas mâchant des feuilles de coca en vendant de tout assises dans la rue, de touristes cherchant une poubelle pour ne pas ajouter aux montagnes d´ordures cachant presque les posters municipaux “LES ORDURES TUENT”, et denfants en uniformes envahissant les rues. en bolivie personne n´a la moindre idée de ce qu´il y a à plus de cinquante mètres, mais tout le monde t´envoie dans une direction au pif avec un air convaincu. je deviens aussi addicte a la feuille de coca qu´au maté.
para darme una idea de los transportes en bolivia, el bus que me lleva de iquique a oruro para en la nada con un pneumático hecho mierda. tiempo para tomarse un maté mirando los primeros rayos de la temporada de lluvia despuès del verano chileno. con solo siete horas de retraso, llego a la paz, de donde me escapo rapido para llegar a la isla del sol – el choque del kilombo la gente el ruido con el ambiante del desierto era demasiado rapido. el lago titicaca es frío y hermoso, como la gente de bolivia que parece tímida y reservada con los estranjeros cuando no quieren comprar nada. despuès de unos días en la playa encuentro el ánimo de regresar unos días a la paz : ya empiezo a cruzarme con gente encontrada mas temprano en el viaje, y todos nos quedamos en un hostal, haciendo planes para seguir viajando sin pasar por oruro, paralisado por un bloqueo que acabará en un fúturo vago. la capital es un kaleídoscopo de cholas masticando coca y vendiendo cositas en el suelo, turistas buscando una basura para no añadir algo a las montañas quedándose frente a cárteles municipales con “la basura mata”, y chiquillos en uniforme invadiendo las calles. nadie en bolivia tiene idea de lo que hay a más de cinquenta metros, pero todos te mandan en una dirrección al azar con aire seguro. mi addición por la hoja de coca es tan grande como la por el maté.


une peinture que jai realisee dans un hostal de la Paz
un mural que hize en un hostal de la paz

je croise un guide basque qui paraît connaître beaucoup de choses sur lamérique du sud, qui cherche quelqu´un avec qui faire un trekking de plusieurs jours pour s´échapper de la paz. la pachamama réalise mon désir d´un trekking intense, la marche est la plus dure que j´ai faite de ma courte existence, mais avec des récompenses proportionnelles : le chemin inca s´avère être l´ébauche d´une idée de comment traverser la montagne puis la jungle, et le climat ne nous autorise pas de répit. un jour, six heures de marche sans s´arrêter pendant que je comprends petit a petit ce qu´est un “déluge biblique”, que toute l´eau gelée du monde nous tombe dessus, nous faisant glisser dans le chemin qui sest vite converti en rivière. trempés jusquaux os. aujourd´hui on a marché sept heures perdus dans la jungle sans une goutte d´eau depuis la veille ; mais une fois qu´on a survécu a tout ca, ce qui reste sont les photos et les souvenirs des nuits pleines de chants de grenouilles. (les courbatures auront vite disparu, et la peau de mes bras repoussé)
me cruzo con un guía basco que parece conocer un montón de america del sur, que va buscando alguièn con quien hacer un trekking de varios días para escaparse de la paz. la pachamama cumple mi deseo de un trekking intenso, la caminata resulta la mas dura que hizé de mi vida, pero con recompensas adecuadas : el camino inca resulta una esboza de una idea de cómo cruzar la montaña y la selva, y el clíma tampoco nos deja en paz. un día, seis horas de caminata sín parar mientras entiendo poco a poco la expresión “diluvio bíblico”, y todo el agua helado del mundo nos cae encima, haciendonos resbalar en el camino que se ha vuelto río. empapados hasta los huesos. hoy caminamos siete horas perdidos en la selva sín ni una gota de agua desde el día anterior, pero una vez que hemos sobrevivido todo eso, lo que queda son las fotos y las memorías de noches llenas del canto de ranas. (las corbaturas habrán desaparecido rápido, y la piel de mis brazos crecido de nuevo)

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