asuncion iii

presque sans me rendre compte, je me laisse glisser dans une routine tranquille, dont le rytme change de tempo maintenant que la date du départ aproche. je connais par coeur les “argél”, “facha”, “denso” et autres paraguayismes, je ne me perds plus dans le mercado 4, et chaque jour je passe devant un panneau qui proclame “décorez votre foyer avec des fleurs” dans l´entrée du cimetière. un chauffeur de taxi minforme que je ne peux pas donner mon sang si jai un tatouage, une femme handicappée mentale fait la manche dans le bus en donnant des terrifiants baisers, soudain il y a des gardes a cheval dans les rues le jour de la prise de pouvoir du nouveau president. personne ne paraît très enthousiaste par le changement de gouvernement, mais les citoyens font la queue tout un week-end pour entrer dans le palais présidentiel, réstauré il y a peu après avoir été fermé au public depuis plus de 200 ans. la foule qui avait envahie la costanera au bord de l´eau se disperse de nouveau le soir quand on va louer des vélos. l´hiver suit son cours normal, passant de 32 a 12 degrés en pleine journée, et tout le monde s´enrhume  chaque fois que le grand froid s´installe de nouveau quelques jours. un jour on se déguise en clowns et on va au service pédiatrie d´un hôpital à offrir des ballons, des bonbons et des sourires, une nuit on va tatouer et faire des piercings dans une discothèque. je fais des tatouages au henné pendant qu´un enfant de cinq ans essaye de persuader sa mère de le laisser se faire une étoile en plein milieu du front, j´apprends le krav maga et le win chun avec un professeur qui a autant de talent pour enseigner les techniques que pour mimer l´adversaire, battu et crachant ses dents sous la force de mes coups. sur une facade il y a écrit : “les murs parlent” : “calejeros innocents”, “penser c´est
gratuit”,  l´inévitable “avortement libre”, ” doña x, arrête de voler l´argent de la culture” (adressé a la ministre de la culture) , “lesbienne et heureuse”, Frida Kahlo et un visage souriant sur le mur de la banque nationale. on sort tard a dîner et j´écoute la symphonie de gouttes en mangeant un hot dog, a l´heure oú la ville se taît sous la pluie. en promenant le pitbull j´observe des réactions de haine et d´amour fou, on passe filer un coup de main a la voisine sextagénaire canadienne, renversée par une voiture et plus angoissée pour son vélo que pour sa jembe cassée.
casi sin darme cuenta, me he deslizado en una tranquila rutina, cuyo ritmo va a otro tiempo ahora que se acerca la fecha de salida. manejo a la perfección los “argél”, “facha”, “denso” y otros paraguayismos, no me pierdo más en el mercado 4, y cada día paso frente a un cartél que dice “decora tu hogar con flores” en la entrada del cementerio. un taxista me informa que no puedo dar sangre si tengo un tatuaje, una mujer atrasada pide dinero en el colectivo dando atemorizantes besos, de repente hay guardias a caballo en la calle el día que llega el nuevo presidente. nadie parece muy entusiasmado por el cambio de gobierno, pero los ciudadanos hacen la cola todeo un fin de semana para entrar en el palacio presidencial, recién restaurado y abierto al público por primera vez en 200 años. la muchedumbre que había invadido la costanera se dispersa de nuevo en la tarde, cuando paseamos en bicicleta. el invierno sigue como siempre, con una temperatura que cae de 32 a 12 en pleno día, y todo el mundo resfriándose de nuevo cada vez que el gran frío vuelve a instalarse un par de días. de día nos disfrazamos de payasos y vamos a regalar globos, golosinas y sonrisas en el servicio pediátrico del hospital, una noche vamos a tatuar y poner piercings en una discoteca. hago tatuajes temporales mientras un nene de cinco años intenta convencer a su madre de dejarlo hacerse una estrella en la frente, aprendo krav maga y win chun con un profesor que tiene tanto talento para enseñar técnicas como para hacer mímicas de adversarios derrotados y escupiendo dientes bajo mis golpes. en un muro, hay escrito : “las paredes hablan”. “calejeros inocentes”, “pensar es gratis”. el inevitable “aborto libre”, “doña x, deja de robar la plata de la cultura” (al nombre de la ministra de la cultura), “lesbiana y feliz”, Frida Kahlo y una cara sonriendo en el banco nacional. salimos tarde a comer de noche y escucho la sinfonía de gotas, comiendo un pancho en la esquina cuando la ciudad se calla bajo la lluvia. al pasear con el pitbull observo reacciones de odio o adoración, pasamos a echar una mano a la vecina canadiense de 60 años, recién atropellada por un auto y mas asustada por su bicicleta que por su pierna rota.

un soir de travail intense dans le local de David
una tarde de actividad intensa en el local de David
première victime a quatre pattes
primera víctima con cuatro patas

premiers clients à deux pattes
 primeros clientes con dos patas
les tatoueurs et le groupe de support moral dans la discothèque el coyote
tatuadores y grupo de apoyo moral en la discoteca el coyote
 
je peins notre chambre
pintando la habitación
en montant voir les gamins de l`hôpital IPS
subiendo a ver a los niños del IPS

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