01114 – 27114 ciao asunción

 david

 nico
 monica

après le mois de fêtes commence le mois des adieux : je tatoue david avant quil ne parte pour le pérou, un cousin qui ne vit plus au paraguay avec le drapeau du pays, et un scorpion mangeant un lézard sur le dos dun aigle en vol. je continue à travailler sur les dessins pour un site web et je peins une dernière peinture murale. jessaie de vendre des cartes postales de mes dessins, mais les curieux sapprochent seulement pour me demander si ce que jai sur le bras est un dessin ou un vrai tatouage. je commence le scenario dune bande dessinee qui me trotte dans la tête depuis un moment. les jours passent vite pendant que je promets de partir le lendemain et découvre systématiquement un autre projet à finir avant le départ.
después del mes de fiestas empieza el mes de despedidas : tatuo david antes de que se vaya a perú, un primo que ya no vive en paraguay con la bandera del país, y un escorpio comiendo una lagartija sobre la espalda de una águila. sigo trabajando con diseños para un sitio web y pinto un último mural.  intento vender postales de mis trabajos, pero la gente que se acerca solo quiere saber si es un verdadero tatuaje o un dibujo que tengo en el brazo. empiezo un libreto para un cómic que se me trota en la mente desde hace rato. los días pasan rápido mientras prometo irme en la mañana y se me cae encima otra cosa que arreglar antes de irme.

cuba
nico

 travaux pour cartes postales, vieux et récents

trabajos para postales, antiguos y mas recientes


je peins jimi hendrix qui dort, ivre, sur le mur de cuba, qui dort, tout le temps

pinto jimi hendrix durmiendo, borracho, en el muro de cuba, siempre durmiendo 


je fais mes adieux au paraguay et aux changements dont jai été témoin pendant les mois passés ici : la costanera (plage), qui venait juste de se construire à mon arrivée, et qui restait relativement vide à cause de sa proximité des favelas du quartier la chacarita, et qui est maintenant pleine à craquer chaque week end. les cerfs-volants ont été remplacés par des tournois de kickboxing, des rappers qui slament, de laérobic sur scènes, des concerts sur le sable, des jeux pour les enfants et des marchés dart. chaque citoyen dasunción sort faire un tour avec ses atours les plus sexys, à saluer les voisins et se montrer, et bien sûr louer un vélo, des rollers ou un autre véhicule à roues pour pédaler avec la copine ou les gamins. la semaine dernière, la costanera fut le temps dun soir à la merci de voleurs sortis en masse de la chacarita, mais le week end suivant riposte une marche des habitants de ce même quartier, protestant contre la discrimination dont ils font constamment lobjet. le paraguay paraît plus conscient de ses droits et prêt à se battre pour les faire valoir et combattre la coruption. cette tendance sest confirmée en novembre, lorsque par un mouvement populaire de protestation, une cinquantaines de commerces a fermé ses portes au nez des sénateurs ayant voté contre la destitution du droit de protection contre la justice dun sénateur pourri. le scandale fut tel que la loi fut révoquée. des paraguayens mavaient commenté à mon arrivée que la rebellion nétait guère coutume lovale, mais les derniers mois semblent remettre en question cette passivité, comme au cours des manifestations contre la montée subite des prix du transport public de 2000 à 2400 guaranis. les murs de la ville se remplirent immédiatement de slogans comme 2400 japiro! , merde aux 2400!, et autres limportant nest pas darrêter de porter un collier mais darreter detre un chien…  
dun autre côté, au moins quatre lieux incontournables de sorties underground, oú on a passé de belles nuits, ont dû fermer. on verra comment continue le développement des refuges pour la musique, lart et le fernet. je profite toujours de la bonne humeur des gens, comme quand je pars acheter une paire de lunettes, et je resors avec les bras chargés de mangues venues du jardin de lopticien.  chaque jour, jai rendez-vous sur le balcon à huit heures pour voir dincroyables couchers de soleil.
me despido de paraguay y de los cambios que tuve el tiempo de ver en los meses que pasé acá : la costanera, que recién se había construído cuando llegué, y era medio vacía por su proximidad con el barrio de favelas de la chacarita, ahora se llena los fines de semanas. las pandorgas han sido reemplazadas por campeonatos de kick boxing, raperos improvisando, aerobic sobre escenarios, conciertos en la arena, juegos para los niños y ferias de arte. cada asunceño sale a pasear con su ropa mas sexy, a saludar los vecinos y mostrarse, y por supuesto arrendar las bicicletas, roller y otros vehículos a ruedas para dar una vuelta con la novia o los nenes. un día la semana pasada, la costanera estuvo a la merced de ladrones que salieron en masa de la chacarita a robar la gente paseando, pero el fin de semana siguiente hubo una marcha de los habitantes de este barrio en contra de la discriminación que tienen que subir constantemente. paraguay parece estar mas conciente de sus derechos y mas preparado a luchar para obtenerles y combatir la corrupción, como confirmaron los eventos de noviembre, cuando por movimiento popular de protesta, docenas de negocios cerraron sus puertas a senadores que negaron el desafuero de un senador podrido. armaron tanto escándalo que la ley fue revocada. paraguayos me habían comentado antés que la rebellión no era una costumbre local, pero los últimos meses parecen poner en pregunta este lado pásivo, como las manifestaciones contra la subida del precio de pasaje en el transporte público, que pasó de 2000 guaranis a 2400. los muros de asunción se llenaron inmediatamente de mensajes como 2400 japiro! (= a la puta con 2400!) o lo importante no es de dejar de usar collar sino de dejar de ser perro…
por otro lado cerraron al menos cuatro lugares ineludibles de salidas underground donde pasamos lindas noches. a ver como siguen desarrollándose los refugios para la música, el arte y el fernet. disfruto todavía del cariño de esta gente tan buena, como cuando voy a comprar un par de lentes, y salgo con los brazos cargados de mangos del jardín de los ópticos. cada día, tengo cita en el balcón a las ocho para mirar las incréibles puestas de sol.

première vue de montagnes depuis deux mois

primera vista de cerros desde dos meses


le bus entre asunción et camburiu passe par un morceau de paysage directement prélevé de lîle de la réunion. cest ma première nuit a florianopolis, et par la fenêtre jentends des batucadas. bem vindo a brasil.
el bus de asunción a camburiu pasa por un trozo de paisaje robado de la isla de la reunion. es mi primera noche en florianopolis, y por la ventana escucho batucadas. bem vindo a brasil.

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