floripa ii

lagoa do peri
y a-t-il des brésiliens qui naiment pas cuisiner? oú les cachent-ils? je garde sous vide une brésilienne qui naime pas le carnaval et un autre qui naime pas le foot, comme ca on pourra exhiber ces specimens rares aux grandes occasions. 
hay brasileiros que no adoran cocinar? donde se esconden? guardo en una lata una brasileira que no ama el carnaval y otro que no ama el fútbol, para sacarles a la luz en algun gran evento.
casa de paulo 
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je ne sais pas par quelle magie (bon, si : facebook), mais ça marche. je suis ici depuis un petit mois, toute prête à me consacrer à mes gribouillages et crever dans la misère de lartiste incomprise, mais ce plan est mis à mal par des commandes de toiles, des invitations à exposer, des ordres de me mettre à tatouer immédiatement et même une offre demploi. les samedis passés à peindre dans la rue sont pleins de rencontres avec des curieux des passants des enfants jusquà lheure oú tout le monde déserte le centre pour aller se baigner. la nature me caresse les yeux et leau me berce lâme, je cherche sans grande assiduité un petit boulot, avançant à reculons vers un train train chef horaire de travail qui ne mentousiasment guère. par chance on dirait que jaterris a floripa pile au moment oú lart dévore les immeubles et occupe les places publiques, je passe deux jours devant un bleu pétrole qui crie SI TU NE CHANGES PAS RIEN NE CHANGE. il y a des vieux sourds qui peignent des maisons en motifs geometriques, des hare krishna qui vendent leurs manuel dillumination et des tortues de 4m de diametre en train detre assemblees dans des hangars. il y a des poissons volants qui font des bisous aux jambes sous leau et des cachaças pour fêter toute occasion, comme les anglais leur tasse de thé. je me gausse des faux amis espagnolportuguais, ici on frit la bouffe dans une refigeradora (refrigerateur), on peut sasseoir a plusieurs sur une cadeira (hanche), et on sexclame “droga!” (drogue). une sympathique galiériste me présente à ses amis par la phrase “elle est venue sinstaller ici pour la qualité de vie”, avec le même ton solennel que jake et elwood quand ils disent “on est sur une mission divine”. ça me rappelle les boliviens qui déduisaient que les jeunes gens sans enfants voyageant seuls étaient probablement en train de traverser le monde à la recherche mystique du grand amour. on parle entre femmes des abus mine de riens du quotidien, les mêmes histoires sur toutes les lèvres de toutes ces pourritures qui se permettent sans réfléchir, sans assumer, sans sexcuser, qui auront déjà oublié ce soir ces choses qui à chaque fois rouvrent des vieilles blessures, des rages amères qui nous étouffent en silence.
no sé como (bueno sí, con facebook), pero está funcionando. estoy acá desde hace un mesito, lista ya para dedicarme a mis rabiscos y morir en la miseria de la artista que nadie supo entender, pero me están arruinando el plan con invitaciones a hacer exposiciones, pedidos para telas y tatuajes y hasta una oferta de trabajo. los sabados que paso pintando en la calle son ricos en encuentros con curiosos peatones nenes hasta la hora donde todo el mundo sa va corriendo a bañarse. la naturaleza me acaricia los ojos y el agua alivia mi alma, busco sin gran emtusiasmo un trabajo, dando un paso palante tres pasos patras hacia volver a un cotidiano jefe horarios de laburo y otras cosas sin tanto encanto. por suerte parece que llego a floripa justo cuando el arte devora edificios y ocupa plazas públicas, paso dos días frente a un azul profondo que grita SI TÚ NO CAMBIAS NADA CAMBIA. hay viejos sordos pintando casas con motivos geométricos, hare krishnas que venden manuales de iluminación y tortugas de 4 metro de diámetro naciendo en galpones. hay peces voladores que besan las piernas bajo el agua y cachaçãs para celebrar cualquier ocasión como los ingleses y su tasa de té. me rio de las diferencias entre el castellano y el portuguès, acá se frita comida en una refrigeradora, uno se siente sobre una cadeira y se exclama “droga!”. una galerista simpática me presenta a sus amigos con la frase “ella vino acá buscando calidad de vida”, con el mismo tono solemne que jake y elwood diciendo “estamos en una misión de dios”. me hace pensar de nuevo en los bolivianos, que deducían que un joven sin hijos viajando solo estaba probablemente recorriendo el mundo en busca del verdadero amor. hablamos entre mujeres de los abusos casuales del cotidiano, las mismas historias en todas las bocas, de los degenerados que se permiten, sin pensar, sin asumir, sin pedir disculpas, que ya habrán olvidado esta noche estas cosas que cada vez abren de nuevo viejas heridas, que despierta una rabia amarga que nos ahoga en silencio.
je participe au festival des mamelons en furie
participo al festival de mamelos en furía

tout le monde se cache dune pluie torrentielle en glapissant : nous sommes à une rue de la côte et le vent fait monter les robes jusqu au menton et detruit tous les parapluies
todos se esconden gritando de la lluvia : estamos a una calle de la costa y el viento hace volar los vestidos hasta las mejillas y arranca todos los paraguas.

répetitions de carnaval, ou comment faire la fête en deux semaines au lieu de cinq jours
ensayos de carnaval, o como festejar en dos semanas en vez de cinco días

je vends mon père et six baleines
vendo mi padre y seis ballenas

casa de rodrio y lucas

tania
 poliana

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