floripa-niteroi julho

soudainement, on peint un mur de 20m avec une jungle improvisée, les pots de peinture en équilibre sur une planche sur une bicyclette qui tremble sur les pavés au rythme du tango. mon chien improvisé échappe à une mort violente sous mes yeux impuissants. un singe sur une branche crie pour retrouver sa mère.

de repente pintamos una selva improvisada en un muro de 20m, con baldes de pintura en equilibrio sobre una maderita sobre una bicicleta, temblando al pasar sobre les piedras inegales de la calle, pulsando con el tango. mi perro improvisado escapa a una muerte violenta bajo mi mirada impotente, un macaco grita desde su ramo, procurando su madre.

ma nuit à l’aéroport de Florianópolis
mia noche en el aeroporto de Florianópolis 
03:00. les argentins, qualifiés en finale, parlent parlent parlent de foot

03:00 : los argentinos, que van a jugar en la final de la copa, hablan football sin parar

la transition pour sortir de ma vie de moine chez les toucans tape dur, dur comme le sol de l’aéroport oú je suis la seule veinarde avec un sac de couchage, dur comme le soleil de rio, une gifle en pleine tête après que l’avion pique une tête dans le nuage de pollution. la voiture hurle le vent, caetano sifflant le long des favelas, le lac, les argentins à poil avec leurs drapeaux de 2m, le jus de açai et l’été qui rit à pleins poumons. j’apprends vite la lei seca, cadê o aço?, j’apprends de nouveau os mutantes et gilberto gil qui nous sourit sur scène. la nuit de lapa ne finit pas. des marées de touristes et la samba de rue près d’un homme sans abri qui dort près des taxis récupérant d’autres touristes, monter et descendre les escaliers et ses carreaux colorés aux mille motifs, l’odeur de pisse et les bons baisers du chili. je réorganise une nouvelle chambre, je plante un rosier et du basilique pour tenir compagnie à mon colocataire, João-João El Pé de Limão – le citronnier.
je découvre la soucoupe volante du mac un jour exceptionnel, c’est-à-dire un jour où les oeuvres arrivent à détourner l’attention du paysage. un jour oú les murs sont remplis de dessins d’enfants de six ans, de portraits d’enfants de six ans, d’enfants de coeur et d’origamis, une nageuse de profil et le cosmos dans un visage, des portables démonisés, San Miguel sur un tambourin, de extraits de poubelles, des vagins à profusion. Les interviews des auteurs de toutes ces toiles, ces sculptures photos montages, qui pleurent et veulent plus de temps et d’harmonie, des mains tremblantes font disparaître des couleurs dans du papier bulle. des bouées de sauvetage “salope”.
la transición para salir de mia vida de monge con los tucanos pega duro, duro como el suelo del aeropuerto donde soy la única suertuda con un saco de dormir, duro como el sol de rio, una cachetada en plena cabeza cuando el avión se hunde en la nube de contaminación. el auto que grita viento, caetano silbando a lo largo das favelas, el lago, los argentinos pelados con sus banderas de dos metros, el jugo de açaí y el verano riendo alto. aprendo rapido la lei seca, cadê o aço? , aprendo de nuevo os mutantes y gilberto gil que nos sonrie desde el escenario. la noche de lapa que no termina nunca. olas de turistas y samba en la calle cerca de un hombre sin hogar que duerme al lado dos taxis recuperando mas turistas, subir y bajar las escaleras y sus azulejos de mil motivos y colores, el olor a meada y los besos de chile. organiso una nueva habitación, planto un rosero y un basilico para servir de compañia a Jõao-João, El Pé de Limão.
Descubro el platillo volante del MAC un día extraordinario, un día que las obras logran arrancar nuestra mirada del paísaje. un día que los muros son llenos de dibujos de nenes de seis años, de retratos de nenes de seis años, de origamis y cruces cristianas, una nadadora de perfíl y el cosmos en un rostro, celulares demóniacos, San Miguel sobre un tamboril, extratos de basuras, vaginas numerosas. las entrevistas dos autores de todas estas telas, esculpturas fotos montages, que lloran y quieren mas tiempo y harmonia, manos temblando que esconden los colores dentro del papél bulla. salvavidas “putas”.

vue du MAC – musée d’art contemporain de niteroi
vista del MAC – museo de arte contemporaneo de niteroi

présentation de projets de série-TV à des producteurs

presentación de proyectos de series a productores

thales photographie des oeuvres dans un immense hangar retapé en ruche d’ateliers
thales toma fotos de obras dentro de un galpón inmenso convertido en una colmena de talleres

campo são bento

je fais une présentation à l’atelier És Uma Maluca, qui invite  des artistes à montrer leur travail chaque semaine
hago una presentación en el taller És Uma Maluca, que invita artistas para presentar su trabajo cada semana
photos Rodrigo Roussoulières

 arrivée à la favela de parada de lucas, oú une amie supervise un volontariat oú des espagnols passent quelques semaines à donner des cours à des enfants 
llegada a la favela de parada de lucas, donde una amiga supervisa un volontariado de españoles, que pasaron unas semanas dando cursos para los pequeños

photos eva coronado
la favela n’est pas pacifiée, et entre les passants on en voit qui portent des armes. l’ambiance est  calme quand on va faire un tour, guidées par une habitante qui zigzague dans le labyrinthe de petites ruelles sans nom et s’y perd un peu elle-même. à part ça, la différence avec un quartier pauvre “normal” ne s’offre pas à la vue : les rues sont asphaltées, il y a un service de collecte des ordures, de l’eau et de la lumière dans les maisons en briques. on n’en est pas aux maisons en carton des ghettos du nord de paris… je me demande quel impact les mafias et traffics locaux ont sur la vie des gens, je commence à en découvrir l’odeur quand j’apprends que la femme qui marche avec nous a le cerveau un peu usé par les drogues, et qu’elle vit dans la peur que son mari la retrouve : quand il s’était retrouvé en prison, elle lui avait jeté un sort pour qu’il y meurt…

la favela no está pacificada, y entre la gente se nota algunos que llevan armas. el ambiente es muy calma cuando vamos dar una vuelta por allá, con una mujer de allá que se pierde también, siguiendo las mil callecitas sin nombre. a parte das armas, la diferencia con un barrio pobre “normal” no me parece evidente : las calles son asfaltadas, hay un servicio de colecta de basura, las casitas de ladrillos tienen agua y luz. nada que ver con las casas de cartón de los ghettos del norte de paris. me pregunto que será el impacto de las mafias locales y drogas en el cotidiano de las personas, y començo a entender cuando me entero que nuestra guía tiene el cerebro algo atacado por las drogas, y que vive con el terror que su marido la encuentra de nuevo : cuando él se encontró en la carcél, ella había buscado la ayuda de un brujo para hechizarlo, y matarlo a distancia…

pour varier un peu le paysage, on l’emmène voir la plus belle vue de niteroi
para hacerle ver un paisage nuevo, la llevamos a ver la vista mas linda de niteroi

week-end à paraty

fin de semana en paraty

la vieille ville, conservée intacte depuis deux siècles à la plus grande joie des touristes qui y font des tours en calèche, des photos et des picnics

la ciudad antigua, conservada igualita que dos siglos atrás, recontrallena de turistas dando vueltas en carretas, tomando fotos y haciendo picnics

pendant ce temps, je continue d’écrire et de peindre un livre
mientras tanto, sigo pintando y escriviendo un libro

leonardo
joão
igor
mariane

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