niteroi agosto

plan de la performance
plan de la performancia
 je participe au filmage d’une performance de l’artiste guilherme vaz, “fractions de l’infini”. la scène prend place sur le “chemin de darwin”, que le naturaliste avait traversé à cheval au cours de ses voyages
participo del filmage de una performancia del artista guilherme vaz, “fracciòn del infinito. toma lugar en el “camino de darwin”, que el naturalista cruzó a caballo durante sus viajes

boulangerie de itaipu
paderia de itaipu

café avec glaucia et glaucimar
cafecito con glaucia y glaucimar

MAC vide : le musée d’art contemporain de niteroi ouvre ses portes et invite des workshops, notamment un atelier de stencil
MAC vacío :  el museo de arte contemporanéo de niteroi abre sus portas y invita workshops, por exemplo un tallér de stencil

performance des stagiaires en montant la rampe
performance dos estagiares subiendo la rampa


je me joins à un voyage pour aller filmer un rituel de candomblé, la religion africaine du brésil. au milieu d’une ville très pauvre, le terreiro, lieu de culte, surprend par sa beauté sereine. nous passons une journée entière avec les adeptes pour filmer la préparation et les rites avant la grande fête du soir, l’olubajé. un monde de grandes robes blanches. les guirlandes de popcorn au-dessus du baba (chef religieux), acceptant les prosternations tout en donnant à manger à la fillette d’un an sur ses genoux, la colossale montagne qui dépasse dans le ciel du terreiro avec JESUS peint en lettres immenses dessus, les poules dans des paniers et les dessins des orisha (esprits) sur les murs blancs, les novices à la tête baissée. on nous interdit l’entrée dans quatres salles spéciales. un garçon à lunettes d’une dizaine d’années assiste en maître aux cérémonies, le tambour ouvre la danse et les chants accompagnent des rondes de plusieurs heures. 

acompaño amigos que van a gravar un ritual de candomblé, la religión africana de brasil. no medio de una ciudad muy pobre, el terreiro, edificio sagrado, sorprende por su belleza serena. pasamos un día entero con los adeptos para filmar la preparación para la grande fiesta de la noche, el olubajé. un mundo de grandes vestidos blancos. las guirnaldas de pororo encima del baba (jefe religioso), aceptando as prosternaciones dando de comer a una nenita de un año en su regazo, la inmensa montaña que divide el ciel encima del terreiro con JESUS pintado de letras blancas gigantes, gallinas en una cesta  y dibujos de orishas (espiritus) en las paredes. los novatos con cabeza baja, se nos prohibe la entrada en cuatro salas especiales, un niño de gafas que assiste a las ceremonias como un rei, el djembé empieza el baile y los cantos acompañan rondas de varias horas.



les individus aptes à incorporer les orishas sont parés de leurs attributs, serpents, épée, maracas et grands voiles de paille cachant le visage, ils ne lèvent plus les yeux pendant la transe. les danses rappellent les eguns, les revenants des yorubas. les vêtements et volailles sont blancs pour éloigner les pensées négatives, attirées par le noir. la religion est complexe, j’absorbe des bribes auprès de différents membres au cours de la journée : la fête comémore un festin fait par les orishas pour calmer la colère de l’un d’eux. chaque orisha a son propre plat, servi dans des feuilles et mangé avec les doigts par toute la communauté qui assiste à la fête. la volaille est tuée au long d’un grand rituel, les caméras doivent rester au loin, je regarde l’entrée de la salle de culte oú une femme frappe la tête d’une poule morte contre le sol au rythme du tambour, les femmes en blanc priant dehors. baba jette des umuru (nom des popcorns) sur nous, bénédictions, les plumes des poules affolées nous caressent les joues, baba lave le sang de ses mains et on mange à côté des bêtes décapitées, attendant d’être plumées et vidées pour le festin du soir. sur les murs, des masques, des photos des ancêtres, des articles de journaux sur un salon de coiffure militant pour porter au naturel les cheveux africains. un autel avec une statue de femme noire, des pattes de volaille, de l’alcool, des arcs et des drapeaux brésiliens, 

 Ce jour-là, Leandro Baptista Almeida et Daniel Leão ont fait cette video :
Olubajé : le banquet du roi

je suis choquée quand je comprends que ce lieu est le seul de cette envergure des environs, on rencontre des adeptes vivant à côté de chez nous alors que nous sommes à plus de deux heures de route. ça parle de tolérance religieuse, de miracles médicaux. d’éducation et de racisme. le vendredi, il ne faut pas ingérer d’aliments noirs, comme le café, “mais bon le feijão tu peux parce que c’est pas noir, c’est marron”. quand tombe la nuit, qui amène les fidèles, je suis choquée par leurs vêtements, leurs cheveux si occidentalisés qui contrastent avec les danseurs à l’intérieur du terreiro. une partie des africains et leurs descendants en france m’avaient habituée à une revendication plus forte de leurs racines par le physique, avec des boubous, des dreads, qui ne sont nulle part ici. la différence entre l’immigré et l’esclave…
le lendemain, un membre de famille évangéliste appelle pour demander avec un ton acide comment s’est passée la journée. les préjugés contre le candomblé sont très forts, et je rencontre très peu de brésiliens qui ont déjà assisté á une cérémonie. 


los individuos capacitados a recibir los orishas visten sus atributos, serpientes, espadas, maracas y grandes velos de paja cubriendo el rostro, ya no levantan los ojos durante el transe. los bailes hacen pensar en los eguns, los espiritus de los yorubas, la ropa y las gallinas blancas para alejar los pensamientos negativos, atraídos por el negro. la religión es complexa, absorbo pedazos con diferentes personas durante el día : la fiesta comemora un banquete preparado por los orishas para calmar la rabia de uno de ellos. cada orisha tiene su proprio plato, toda la comunidad assistiendo a la fiesta recibe una mixtura de todos los platos de orishas dentro de una hoja, comiendo con la mano. las gallinas son matadas durante un largo ritual y las cameras no pueden acercarse, miro la entrada de la sala del ritual donde una mujer bate la cabeza de una gallina muerta contra el suelo al ritmo del djembé. mujeres en blanco rezan afuera. baba nos tira pororo encima, bendiciones, las plumas de gallinas en pánico nos acarician las mejillas. baba lava la sangre de sus manos y comemos de lado de los animales sin cabeza, esperando ser desplumadas y vaciadas para el banquete de la noche, en las paredes hay máscaras, foto de ancestros, artículos de periodico sobre una peluqueria militando para dejar el cabelo africano natural, un altar con una estatua de mujer negra, patas de gallina, alcól, arcos y bandeiras brasileiras. 

Este día, Leandro Baptista Almeida y Daniel Leão hicieron este video :
Olubajé : el banquete del rei

siento un choque al enterarme de que este lugar es el único de este tamaño a decenas de kilómetros de distancia. conocemos adeptos que son nuestros vecinos, y somos a mas de dos horas de viaje de allá. se habla de tolerancia religiosa, de miráculos medicales. de educación y racismo. el viernes no se puede comer alimentos negros, como el café, “pero bueno el feijão puedes, no es negro es marrón”. cuando cae la noche, que lleva con ellas la comunidad de fieles, me sorprenden su ropa, su cabelo tan occidentalisados, que forman un contraste fuerte con los bailarines con quien pasamos el día dentro del terreiro. parte dos africanos y su descendencia en francia me habian acostumada a una reivindicación mas fuerte de sus raízes por su apariencia física, con boubous, dreadlocks, ausentes acá. diferencia entre el imigrante y el esclavo…
el dia siguiente, un pariente evangelista llama con voz ácida para preguntar como fue el dia. los préjuicios contra candomblé son fuertísimos, y me cruzo con pocos brasileiros que ya fueron a ver una ceremonia.  

bruna

 ivar

jorge 

planches de recherches d’une bande dessinée
busquedas para un cómic

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