niteroi setembro outubro

il y a des gens qui ont la chance d’avoir des adorables grand-parents qui vivent dans des hectares de verdures et plantent des djamberos toute la journée, avant de se prendre un café pour regarder la nuit en disant “mais au final, c’est quoi les étoiles?”
hay gente que tiene la suerte de tener adorables abuelos que viven en hectares de campo, y plantan árboles todo el día antes de tomarse un café de noche diciendo “y entonces, que son las estrelas?”

ce petit est le plus petit d’une tribu de quinze. quand ils dorment, on ne dirait pas que certains ont tués plus de quarante canards et un chiot
 este pequenito es el mas pequenito de una tribu de quince. cuando duermen no parece que algunos mataron casí cuarenta patos y un cachoro.

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parque lage, sublime école dart avec falaise, forêt tropicale et aquarium
parque lage, maravillosa escola de arte con acantilado, selva tropical y aquario

MA
le groupe d’écoliers assis à gauche veulent prendre des photos avec moi et me disent que j’ai l’air d’avoir quatorze ans

el grupo de nenes sentados a la izquierda querían sacarse fotos conmigo, y me dicen que parezco tener quince años

terra do flamengo, oú les joggeurs se mêlent aux sans-abris et adeptes de la plage

terra do flamengo, donde los deportistas corren do lado de fanáticos de la playa y gente sín hogar

une gentille dame du bord de mer vient nous taper quelques pièces pendant qu’on mange : “ah profitez hein! parce que moi vous voyez bien, je peux plus!”
une señora linda viene nos pedir unas moneditas al lado del mar mientras comemos : “que disfruten! porque yo ya no puedo!”

plage de itaipu
playa de itaipu
 atelier d’edmilson et marquinho
tallér de edmilson y marquinho

je deviens assistante de peintre – job numéro quatre après tatoueuse, assistante de production et prof de langues pour arriver à manger tout en finissant décrire un livre et en commençant à rêver une bande-dessinée.
me vuelvo assistente de pintor – pega número cuatro después de tatuadora, assistente de producción y professor de idiomas, para seguir comiendo mientras termino mi libro y comienzo un libro de cómics

mariage de anaclara et lucas

casamento de anaclara y lucas

cest la saison des oiseaux
temporada de pájaros

sorcières

brujas

temps étranges oú la rue fait sonner les portables et leurs notifications de réseaux sociaux, les sms chauffent et les esprits s’agitent. nous sommes à la veille des élections présidentielles, du parlement etc…., et les rues de rio et niteroi sont chaque jour plus infestées des sourires plastiques des milliers de candidat au pouvoir sous ses diverses formes. contre les murs, sous les fenêtres, bloquant le trottoir, flottant sur les drapeaux tenus par des employés saisonniers comme on en emploie pour les vendanges, les quartiers résonnent des chansons inventées scandant le numéro de chaque personalité politique, des stickers sont brandis à chaque recoin des transports publiques, des mails et des textos s’incrustent dans les foyers des citoyens pour les inciter à voter Fulano. dans les rues une ambiance d’avant-match, avec les supporters et leurs couleurs se regardant en grommelant. 
erreur tactique : je lis le très solennel “les justes” de camus, avant de me soumettre au débat télévisé des candidats à la présidentielle. après le sérieux de la tragédie vient le ridicule de la farce : des boutades sournoises d’écoliers, les trois grosses pointures s’accusant de corruption tout comme l’hôpital se fout de la charité, les petits joueurs laissant voir qu’ils ne sont pas dans la cour des grands, et quelques savoureux éclats d’homophobie, qui n’est pas considéré comme un crime au brésil. des idées, des programmes, on en parle très peu. ah tiens, en fait on n’en a pas parlé.
tiempos estraños donde la calle hace sonar los celulares y gritar las notificaciones de redes sociales, los mensages y los espiritus ferven, es la vispera de las elecciones presidenciales, parlementarias etc… las calles de rio y niteroi son cada día mas infestadas con las sorrisas de plástico de millares de candidatos al poder en todas sus formas, contra los muros, bajo las ventanas, trancando la circulación entre los empedrados, flotando en banderas contra el hombro de empregados temporarios como se hace en viñas, en los barrios tocan las canciones repitiendo el número de cada figura política, agitan los stickers en cada canto del transporte público, mails y mensages invaden los hogares de los ciudadanos, incitándoles a votar para Fulano. en las calles un ambiente de pré-partido, con los torcedores y sus colores respectivas mirándose con ojo malo.
error táctico : leio el solemne “los justos” de camus, antes de mirar el debate de los candidatos presidenciales en la tele. después el serio de la tragédia llega el rídiculo de la comedia : ataques verbales, los tres competidores mas importantes se acusan el uno al otro de corupción en un circúlo sin fín, los pequeños dejan claro que no se puede llevarles a serio, unos deliciosos gritos de homofóbia, que todavía no está considerado como crimén pero como libertad de expresión. de ideas, de programas para mejorar el país, se habla muy poco. será que fueron mencionados?…

pendant ce temps, une peinture sur une ruine fait frémir les réseaux sociaux d’indignation ou de solidarité. on crie au scandale, de “médiocre” “vandalisme” sur un “joyau d’architecture”. à aucun moment ne sont montrées les photos de l’édifice en question,désoccupé depuis une décennie,  tombant en morceaux, balafré de centaines de gribouillis, aux fenêtres défoncées et dont les pièces abandonnées, inondées, oubliées sont occupées par les rats. à aucun moment il n’est mentionné que l’artiste qui hurle au crime et l’artiste qui a brandit son pinceau ont tous deux été exposés au musée d’art contemporain de la ville. les “vandales” restent hypocritement non cités, comme s’ils étaient une inquiétante foule de délinquants dangereux détruisant le patrimoine national. l’indignation des petites gens va jusqu’aux menaces de “pêter la gueule”, aux deux artistes qui osent utiliser librement l’espace public pour faire de l’art. le même si indécrottablement, si impunément pollué par les milles visages oppressants de l’armée politique, mais ça, ça ne choque personne. eux ont payé pour envahir notre espace visuel, ils sont donc pleinement justifiés. pendant ce temps, pour deux peintures sur une vieille façade, on en arrive aux menaces de représailles par les balles. affaire à suivre.

mientras tanto, una pintura sobre una ruina incendia las redes sociales con indignación o solidaridad. se habla de escándalo, de “mediócro” “vandalísmo” sobre une “joya de arquítectura”. en ningún momento muestran fotos del édificio de cual se trata, desocupada hace diez años (después de ter sido putero), cayendo a pedazos, cubierto ya de grafitis, con ventanas destruídas y piezas abandonadas, inundadas, olvidadas y ocupadas ahora por ratas ; en ningún momento se menciona que el artista sonando el alarma y la artista que usó su pincél fueron ambos expostos en el muséo de arte contemporáneo de la ciudad. los “vandalas” se quedan en un hipócrito anónimato, no se habla de sus nombres, como si fueran un ejército de delinquentes peligrosos destruyendo el patrimonio nacional. la indignación de los 

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