octobre – décembre : paris london itaipuaçu

Le grand automne de paris, si attendu et redouté n’est pas au rendez-vous alors que l’avion bise le bitume et que je cherche en vain les fesses de lapin qui sautillent habituellement dans le gazon de charles de gaulle. D’autres spécialités de saison sont au rendez-vous, et j’ai le plaisir de présenter mon invité brésilien, cet enfant du soleil, à toutes ces choses exotiques que sont les feuilles mortes dorées, les hérissons, les marrons grillés sur le trottoir et la lumière pâle d’un soleil blanc. Des costumes de halloween précèdent une raclette géante, un bouc majestueux broute la pelouse devant le louvre, c’est l’heure de prendre un café avec hokusai, un petit déjeuner avec nikki de saint phalle et une sieste avec vincent au musée d’orsay. Des bateaux mouches le nez dans le vent, des petits blancs dans des petits bars, des steaks tartares à des terrasses de café et une nostalgique soirée sur la moquette de bastille.
el grande otoño de paris, tan esperado y temido se nega a darnos la bienvenida cuando el avión besa la tierra y busco en vano las colitas de conejo que costuman saltar en el pasto de charles de gaulle. Otras especialidades de la temporada sí estan, y puedo introducir a mi invitado brasileiro, hijo del sol eterno, a todas estas cosas exóticas que son el oro de las hojas caídas, los erizos, las castañas tostados en la calle y la luz pálida de un sol blanco. disfrazos de halloween y una raclette gigante, un cabro majestuoso come el pasto frente al louvre, es la hora de tomarse un cafecito con hokusai, un desayuno con nikki de saint phalle y una siesta con vicente en el musée d’orsay.bateaux mouches con la cara al viento, vinitos blancos en barcitos, carne crua en terrazas de café y una nostálgica noche en el cuarto de bastille

chargés des stickers notre-dame-du-cannabis de mariane, nous allons répandre la bonne parole
con los bolsos llenos de stickers nuestra-señora-del-cannabis de mariane, vamos difundir la palavra sagrada

le louvre 

le louvre

 bateau mouche

brasilia, ville de béton présentée par la pub
brasilia, ciudad de cimento presentada por la publicidad

 halloween

marché de versailles
mercado de versailles
 un petit train plus tard nous voilà a danser sous les feux dartifices armaggedon ou emporté au stade voir le foot, des tasses de thé devant le globe et des balades le long de la tamise ou l’hiver est cette fois maître incontestable. Course entre la famille et les musées, quelques pintes, des prospectus contre satan, des repas chaleureux en famille et des nuits en double decker : langleterre a à peine le temps de sussurrer un « bye lovely » que les pains au chocolat nous rappellent de nouveau à eux. 
, un trencito y ya estamos a bailar bajo los fuegos de artificio de armaggeddon o levados a ver el partido, tasas de té frente a the globe y caminatas a lo largo de la tames : el invierno já se instalo acá como dueño sin merced. correr entre la familia y los museos, tomar algunas pints, flyers contra el diablo y noches en autobuses a dos niveles. inglaterra apenas tiene el tiempo de murmurar “bye lovely” que ya nos estan llamando de vuelta los pains au chocolat del pais del gallo.

 london!

photos de daniel leão
 dans ce parc de londres, je croise une dame qui me demande d’illustrer son livre pour enfants… 
en este parque de londres, me cruzo con una mujer que me pide de ilustrar su livro para niños..
… voici la couverture des aventures de woof et miaow miaow
… acá es la capa de las aventuras de woof e miaow miaow

pierre de l’éléphant (vue depuis ma fenêtre)
piedra del elefante (vista desde la ventana)

Le retour à rio se fait comme il se doit à la plage, sauf que cette fois impossible de la quitter. J’emménage au plus près des vagues avec un éléphant, un lion, quatre chatons et un chiot, dans un vieil hotel délabré et bouffé par le sel, terrain de jeux de prostituées et travestis dans un passé guère lointain. Un petit havre de paix sous les flamboyants dont l’accès demande de franchir, souvent en stop, une imposante serra, et où a rodé pendant plusieurs semaines une onça en balade. Des petits singes se pourchassent sur les cables électriques, des colibris entrent parfois par la fenêtre. Il y fait bon vivre même si il y manque parfois de l’eau : le premier jour d’été a frappé il y a deux jours et nous a tous laissé aux côtés de nos amis les chiens errants, pantelant dans l’ombre avec la langue jusque par terre. La mer si violente recrache de nombreuses tongs, à partir de maintenant les plages vont être pleines de nuit. 
sur une colline d’arbustes et d’oiseaux, on fait nos adieux à marina, qui aimait dire des centaines de gros mots pour amuser les enfants et choquer leurs maman.
la vuelta a rio se hace evidentemente en la playa, pero esta vez imposible de dejarla. me mudo do lado de las olas con un elefante, un león, cuatro gatos y un perrito, en un viejo hotel comido por la sal, que fue sala de recreo para prostitutas y travestidos en un pasado no tan distante. un pequeño paraíso bajo los flamboyants que se tiene que conquistar subiendo una sierra impresionante (a carona, siguiendo la costumbre local), y donde durante varias semanas una onça dio miedo a las madres por sus caminatas en las calles del pueblo. macaquinhos se persiguen sobre los cablos eléctricos, colibris entran de vez en cuanto por la ventana. la vida acá es buena aunque llega a faltar agua : el primero dia de verano llego dos dias atras y nos dejó al lado de nuestros amigos los perros callejeros, tirados en la sombra con la lingue hasta el suelo. el mar tan violento escupe muchas chalas, a partir de ahora las playas seran llenas cada noche.
en un montecito de árboles y pájaros, nos despedimos de marina, que gostaba de enumerar palabrotas para hacer reir los pequeños y molestar sus madres.

heures d’attente à la police fédérale pour devenir enfin une immigrée légale (que legal!)

horas de espera a la policia federal para volverme por fín una imigrante legal (que legal!)

 copacabana, côté pécheurs
el copacabana de los pescadores

copa côté touristes et ses camelos
el copa de los turistas y sus camelos

 j’ouvre un studio de tatouage !
certains ont des images de saints : moi c’est david, mon sensei, qui prête encore sa présence bienveillante à mon espace de travail. 
hay gente que tiene íconos dos santos : acá es el david, mi sensei, que vigila mi trabajo con su eterna benevolencia

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