julho botafogo – alto paraiso

flavia
 carol

 poésie du métro : quelqu’un a gratté la couche grise jusqu’à révéler “bleu”
poesia do metrô : alguém foi tirando a camada cinza até revelar….

“comment ne pas être un fils de pute” 
 samedi au théâtre municipal : un orchestre joue des classiques de samba devant une salle pleine à craquer, le maestro remercie avec émotion le public avant la performance, tout le monde chante.
sábado no teatro municipal : um orchestra toca clássicos de samba para uma sala cheíssima, o maestro agradece o público, conmovido, antes do concerto começar, tudo mundo canta.

j’intègre la javah tattoo family basée à vidigal 
entro na javah tattoo family, em vidigal

 isaac

ziel

un retour s’impose à alto paraíso
volta a alto paraíso

inauguration de la galeria água doce
noite de inauguração da galeria água doce
performance de butoh
un chaton reste insensible à l’art, mais drôlement interessé par jouer dans la grande jupe blanche…

um gatinho fica sem interesse pra a arte, mas muito interessado em ir brincar nas dobradas da saia…

promotion tatouage!
promoção de tattoo!

marthina tatuée par luz
marthina tatuada por luz
temple de umbanda
terreiro de umbanda
je fais une immersion complète dans le paysage spirituel de alto : je vais chanter à une cérémonie de umbanda et discuter avec preto velho (“vieux noir”), je prends du rapé à la cascade et des gouttes de sananga, un espèce de collyre naturel utilisé par les indigènes pour se clarifier la vision avant de partir à la chasse. une nuit nous voilà parties sur une route de terre jusqu’au temple de la mer de l’eau, pour travailler jusqu’à l’aube avec la ayahuasca, en ronde autour du feu, bercés par les chants et la musique appelant les orixás.

são jorge : en un mois la sècheresse s’est déjà installée, n’importe quel paysage près d’une route voit ses plantes se confrondre dans un camouflage de poussière
são jorge : em um mês só a seca jà se instalou, qualquer paisagem perto de uma rota vê suas plantas se confundir numa camuflagem de poeira 

aldéia multiétnica : un évènement qui rassemble neuf tribus des quatre coins du brésil dans un terrain énorme, pour partager ses danses, ses rituels et ses artisanats. 
a aldéia multiétnica : um evento que junta nove tribus de cantos diversos do brasil num terreno inmenso, para compartilhar suas danças, seus ritos e seus artesanatos,
tente abritant des conférences, des démonstrations de musique…
tenda onde estão organizadas conferencias, demonstrações de música…
…et même d’artisanat : le chef des xavante (à gauche) traduit en portugais les explications de deux de ses hommes. son cousin (au milieu) réalise un des bracelet de corde blanche que tous arborent aux poignets et aux chevilles, qui ont selon le motif toutes sortes de significations : un pour prier, un pour se marier, un pour partir à la guerre… l’homme de droite réalise en quelques minutes une flèche avec les plumes de deux oiseaux différents, et explique que la pointe sera enduite d’un poison puissant.
… e até de artesanato : o chefe dos xavantes (esquerda) traduz pelo portugués as explicações de seus homens. seu primo (centro) faz um das pulseiras de corda branca que todos usam nos dois pulsos e nos dois tornoselos, que tem varios significados segundo o motivo : um para rezar, um para casar, um para partir na guerra… o homem de direita realiza em alguns minutos uma flecha com as penas de duas aves diferentes, e explica que a ponta sera pintada de um veneno potente.


les femmes et petites filles kayapó peignent les touristes avec un mélange de jenipapo et charbon
mulheres e meninas kayapó pintam os turistas com uma mistura de jenipapo com carvão
quand elle voit que je les ai dessinées, la femme au premier plan réclame sans l’ombre d’un sourire que je les paye, toutes les trois.

quando ela vê que eu desenhei elas, a mulher do primeiro plano me exige que eu pague elas três,

les enfants indigènes jouent dans les balançoires : à droite, un étranger leur montre comment fonctionne son appareil photo
as crianças indígenas brincam nos balances : na direita, um estranjeiro mostra para eles como funciona sua câmara
artisanat fulni-ô
artesanato fulni-ô
ronde des xavantes : leurs peintures sont livres, ils choisissent les motifs qu’il leur plait
ronda dos xavantes : as pinturas deles são livres, eles podem escolher qualquer motivo que quiserem

la ronde s’ouvre pour inclure les autre visiteurs….
a roda se abre para incluír os outros visitantes…
… nombreux et entousiastes… 
… numerosos e entusiastas…

“tenda da lua”, ou tente de la lune : reproduction d’un maison oú se recueillent les femmes pendant leurs règles, avec les plus âgées du village. les colliers que vendent les fulnio-ô ont des graines avec cette même forme de maison, dont le nom veut aussi dire utérus
tenda da lua : reprodução de uma casa onde ficam as mulheres enquanto estam menstruadas, com as mais velhas do povo. uns colares vendidos pelos fulni-ô tem sementes com essa mesma forma de casa, e o nome dela e a mesma palavra que para dizer útero

cette “rencontre des cultures” est un délice pour les yeux et permet un contact avec les indigènes qui n’envahit pas leur territoire, mais les barrières restent palpables. les clans ont des limites visibles : d’un côté les indiens, dont plusieurs arborent des vêtements industrialisés visiblement achetés la veille, et utilisés pendant les rituels, faisant un contraste étrange entre les peintures corporelles des femmes et leurs soutiens gorge de lycra. beaucoup ne parlent pas portuguais, et ceux qui parlent sont contents de discuter avec nous, surtout si on veut acheter des colliers. il y en a qui filment les rituels avec des portables et ont des montres, et d’autres qui confessent sortir pour la première fois de leur propre aldéia. certains des habitants de la région et des indiens se saluent, se reconnaissant des festivals des années précédentes. des fulni-ô me racontent que ceux qui ont été sélectionnés pour faire le voyage sont les shamans et curanderos les plus puissants de leur terre, et qui connaissent donc les rituels et les danses sacrées. la majorité des indiens restent près des tentes où ils passent la semaine, et ne sortent pas vraiment se mélanger avec les autres.
aux cuisines on trouve les kalungas, descendants des esclaves en fuite qui ont fondé plusieurs kilombos dans la région. au centre, les blancs, leurs caméras, leurs appareils photos, leurs téléphones et gopro, qui pointent unanimement l’objectif vers les natifs qui dansent, qui peignent, les enfants qui jouent. tous sont couverts par les peintures traditionelles, qui comment les henné reste une dizaine de jour sur la peau, certains portent les coiffes de plumes et se promènent fièrement à demi-nus. je me demande quel effet nous faisons à ceux qui sont pour la première fois en contact avec des touristes, une masse hétéroclite d’étrangers et brésiliens hippies, bourgeois, pauvres, drogués et curieux, les femmes aux cheveux teints et les mille gadgets sortant des sacs à dos des pères de fanille. plusieurs observent nos tatouages, dubitatifs. “et ça, ça part plus après? c’est toi qui a fait ça?”

de retour à alto : nuit de forró avec un trio de musiciennes
de volta pra alto : noite de forró com um trio de músicas
cascade des loquinhas
cachoeira das loquinhas

fleur qui a une goutte de miel en son centre
flor que tem uma gota de mel no coração

jessica
mariana
 mariana

luz
luz

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