agosto – valença floripa

betão, anderson, lucas

 en route pour valença
c’est l’anniversaire de glaucia, que je n’ai jamais vu aussi souriante. elle brille dans la nuit pendant ce week-end, entourée de ses enfants et petits enfants

visite guidée d’une ancienne plantation de café. on visite les quartiers des maîtres, des esclaves, et au milieu de grands discours sur comment les choses ont changé, je note que tous les visiteurs sont blancs, et que parmi les quinze brésiliennes présentes, il n’y en a que trois qui n’ont pas teint de forme plus ou moins subtile leurs cheveux en blond.
ces objets de pouvoir étaient portés par une noire chef des autres esclaves

une pièce historique nous apprend que la première danse métissée du brésil a été lancée par une noble elle-même fruit d’une union entre des parents blanc et noir, qui a librement mixé la polka avec le rebolar des danses africaines.

florianópolis
 les étudiants de l’université udesc se livrent à ce qui parait une performance : on peut les voir immobiles, le regard droit, avancer centimètre par centimètre sur l’herbe. 
ils essayent d’approcher les deux chouettes qui ont choisi le campus comme leur chez-elles

première gravure, faite dans la classe de gravure de udesc

 queue immense pour aller voir un spectacle de marionettes pour enfants, oú toutes les actions sur la scène sont accompagnées par les chuchotements des accompagnateurs qui remurmurent l’histoire à l’oreille des tout-petits, leurs doigts montrant le monstre, la petite-fille, la baleine
yasminka nous fait invite à visiter son “lar”, son foyer, garopaba, ville en plein essor touristique l’été grâce à ses vagues très convoitées par les surfers, qui retombe en hibernation en basse saison. parmi la génération plus âgée des natifs, on trouve une femme née sur un char à boeufs, dont le pére avait fondé la ville, à l’époque oú ici il n’y avait même pas une cabane à pécheurs. on filme des jours pluvieux en discutant avec les boeufs, à passer devant des temples bouddhistes, regarder des peintures de plages, filmer des interviews de meilleurs copines prenant un maté sur la plage, et faisant des grands concours de ricochets. à tous on demande si quelqu’un connaît gaudério, personnage mythique du livre qui se déroule le long de ces plages, et on saute sur place quand une dame répond “gaudério, mais oui bien sûr!”, la fiction envahissant subitement la réalité.

ces marques de griffes sont les marques du passage des esclaves enfuis, qui afûtent les lames de leurs lances contre la pierre, en route vers les kilombos

de retour à florianópolis : compétition de surf sur la plage de matadeiros
 dans mon atelier temporaire, il y a vue sur une tête de palmier et les bons présages du passage des abeilles

igor
 isabela
júlia
jefferson
 joão
leonardo

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