janeiro – fevereiro botafogo carnaval

écrire à propos du carnaval….
…. d’abord, toutes les photos que je n’ai pas prises :
 – un musicien de bloco de dos embrassant une collègue a pleine bouche, avec AMOR tatoué sur l’épaule
– un couple déguisé qui s’embrasse sur un capot de voiture, et trois enfants qui regardent la bouche ouverte
– la barque de paquetá pleine à craquer de gens déguisés
– les rues vides, ou avec quatre silhouettes pleines de paillettes qui titubent en disant “cadê o bloco”?
– le sol de ma douche, plein de sable et de paillettes depuis deux mois
– tous les chiens avec des fleurs et des chapeaux
– les flics qui vont courser des familles de vendeurs de rue avec des enfants avec des bâtons
– la fille qui montrent la langue et les seins aux flics venus nous disperser au gaz lacrimogène
– les panneaux drôles et idées géniales : “dance bizarrement!” avec des exemples en bonhomme bâton, “lait de onça”, la sirène qui se balade avec un pschitt pour humidifier tout le monde, les gens qui nous hidratent avec leur tuyau d’arrosage, acclamés comme des princes

– les gens qui dansent tout seuls depuis les fenêtres de leurs immeubles en regardant le défilé

– le métro et la foule bariolée
– dans le sambodromo, havre sacré des femmes en string paillettes et effervescence de plumes, je vois une femme voilée de la tête aux pieds
– sirène, finn jake et marceline du dessin animé adventure time, david bowie, tetris, des couples de giraffes,  un chasseur et un renard ensanglanté, l’équivalent vélib appelé itaú, alibaba, la “já acabou jessica” de la vidéo virale que tout le brésil a vu le mois dernier, un million de fridas, d’hommes habillés en femmes, de jack sparrows, de clowns, de gens pleins de plantes, des carmen miranda

escrever sobre o carnaval…
…primeiro, todas as fotos que não fiz :
-um músico de bloco de costas, beijando uma colleguinha com ardor, com AMOR tatuado na espalda
-um casal fantasiado se beijando sentados acima de um carro, e três crianças assistindo com boca aberta
-as barcas de paquetá cheias de gente fantasiada
– as ruas vazias, ou com quatro silhuetas cheias de purpurina, tropeçando, falando “mas cadê o bloco??”
– o chão da minha ducha, cheio de areia e purpurina desde dois meses
– todos os cachorros com flores e chapéus
– a policia correndo atrás de familias de camelôs com crianças, armadas de cacetetes
– a menina que mostra a lingua e as tetas aos policiais vindos nos dispersar com spray pimenta
– os cartazes engraçados e ideias geniais : “dança esquisito!” com exemplos em personagem de palito, “leite de onça”, a sereia que anda com um spray de agua humidificando a galera, as pessoas que nos dam banhos de mangueira, que recebem aplausos dignos de príncipes
– as pessoas dançando sózinhas desde as janelas dos predios olhando o desfile passar
– o metrô e a multidão colorida
– no sambodromo, santuário das mulheres de fil dental de diamantes e loucuras de penas, eu vejo uma mulher com velho da cabeça até os pés
– sereia, finn jake e marceline de “adventure time”, david bowie, tetris, casais de girafas, um caçador e uma raposa sangrando, as bicicletas itaú, alibaba, “já acabou jessica”, um milhão de fridas, de homens vestidos de mulheres, de jack sparrow, de palhaços, de gente com muitas plantas, de carmen mirandas

bonytos de corpo – tout rio se donne rendez vous en collant fluo et supra stretch
bonytos de corpo – o rio inteiro se encontra em ropa stretch e meia fluorescente

les blocos qui durent plus de 16h, et les blocos si pleins qu’ils ne disent à personne oú ça va commencer ni à quelle heure. “tu es allée à beaucoup de blocos?” “non très peu, six”, ma voisine qui vend du miel à la cachaça en a fait quinze et les listes en comptaient près de 80 par jour officiel. les amigos da onça commencent la danse à quatre heures du matin pour éviter la foule (sans grand succès), après l’excitation et la surchauffe des blocos sous le soleil le bloco de nuit est une variante douce oú on ne voit pas passer les heures. évidemment toute personne qui se respecte a un déguisement préparé pour chaque jour de fête (carnaval officiel dure cinq jours, l’officieux dure trois semaines, faites le compte), tout le monde se souhaite “et bon carnaval” pour se dire au revoir. le carnaval de petropolis est annulé comme presque tous les ans, il arrive après les traditionnelles pluies diluviennes de janvier qui inondent et détruisent régulièrement la ville. croiser absolument toutes ses connaissances à tous les blocos, les amis les voisins les clients, à chaque fois.

 ma checklist inclue tambores de olokum, paquetá, moita, boi tolo, me enterra na quarta (“enterre-moi jeudi”, le jour oú les commerces ouvrent de nouveau après quatre jours de vacances, mais oú beaucoup de cariocas sont encore dans la rue). quelques tentatives d’entrer dans des blocos de plage sont avortées après traverser une foule dense de folhões pendant vingt minutes sans trouver la musique, et l’énergie est reportée à la mer. bien sûr dans tout ça est passé aussi le jour de iémanjá avec ses offrandes de fleurs.

blocos que duram mais de 16 horas, blocos tão cheios que não falam para ninguém onde vai  começar nem a qué horas. “você pulo muito carnaval?” “não, so fui a seis blocos”, minha vizinha vende mel com cachaça e fez quinze, as listas tinham mais de 80 registrados por día oficial. os amigos da onça começam a dançar as quatro da manhã para evitar a multidão (que está presente de tudo modo), depois do calor e a emoção dos blocos baixo o sol o bloco de noite é uma opção suave onde não se nota que as horas voam. obviamente cualquier pessoa decente tem uma fantasia para cada dia de festa (carnaval oficial são cinco dias, o não-oficial são umas três semanas), tudo mundo se complimenta com um “e bom carnaval!” quando se despidem. o carnaval de petropolis é cancelado como quase tudos os anos, depois do tradicional dilúvio de janeiro que inunda e destruye regularmente a cidade. se cruzar com todos, todos seus conhecidos a todos os blocos, os amigos vizinhos clientes, cada vez.

minha lista inclue tambores de olokum, paquetá, moita, boi tolo, me enterra na quarta (día onde os negocios abrem de novo, depois de quatro dias feriados, mas onde muitos cariocas ainda estão na rua). aborto algumas tentativas de entrar em blocos de playa depois de atravessar uma multidão de folhões durante vinte minutos sem encontrar a música, vou redirecionando a energía até o mar. claro que dentro dessa confusão toda passou o dia de iémanjá e as suas ofrendas de flores. 

on entre et sort des blocos comme d’une zone de quarantaine, un nuage de paillettes qui sent l’alcool et le pipi dans la rue, avec des apparitions fantasmagoriques à toute heure du jour ou de la nuit, des chansons scandées mille fois, des danses sans fin par des petites allées que même les gens qui vivent dans le quartier n’avaient jamais parcourues, avec des danseurs sur les voitures, les fenêtres, les grilles de banques. une zone hors du temps qui se diffuse en petits nuages dans la ville, oú on entre en perdant son identité, son individualité, pour ressortir en zigzag et retrouver avec surprise un monde presque intact dehors, qui n’a pas été contaminé et nous offre des grands repas, des siestes bien méritées et des douches.

entramos e saímos dos blocos como duma zona de quarentena, uma nuvem de purpurina que cheira a álcool e chichi na rua, com aparições fantasmagóricas a qualquer hora do dia ou da noite, canções repetidas mil vezes, danças sem fím por ruazinhas que até as pessoas que moram no bairro nunca tinham percorrido, com dançarinos acima dos carros, pendurados a janelas, grades de bancos. uma zona fora de tempo que se difusa em nuvenzinhas pela cidade, onde se entra perdendo a identidade, a individualidade, para sair de novo ziguezagueando e encontrar atônitos um mundo agora quase intato, que não foi contagiado e nos oferece grandes comidas, cochilos bem merecidos e duchas.

liste des blocos conseillés par les voisines
blocos aconselhados pelas vizinhas

il y a le “ocupa carnaval” après le “ocupa copa” de la coupe du monde, parce que comme le dit un article lu quelque part sur la toile, ce n’est pas pour rien qu’un bloco s’appelle “meninas rodadas” (les filles qui ont couché partout”, que j’ai vu quelques femmes se balader seins à l’air et que le reste d’en nous ne s’est pas gêné pour passer la semaine en bikini, chose encore impossible il y a quelque temps par peur du viol. que j’ai vu une noire déguisée en indigène avec un panneau dans le dos rappellant combien on les étouffe sous le silence pour mieux leur voler leurs terres, leurs droits. que tout le monde crie une version brésilienne de “mort aux vaches” quand débarquent les flics, qui jettent du gaz et repartent. une seule marque de bière monopolise toute la fête, et les mille vendeurs de rue improvisés, étudiants mères de famille surfant sur la vague d’argent qui ne sont pas allés se prosterner devant l’idole sont persécutés et battus par la police.
cette année, je découvre de près le pourquoi de cette fameuse expression de “un amour de carnaval”. en entrant dans le bloco seule, en plongeant dans la masse je me branche dans cette tension sexuelle folle, que tout le monde sait que ce soir, on va compter combien d’inconnus on a embrassé sur la bouche sur les doigts des deux mains et des pieds aussi. des regards électriques balaient la foule, des gens qui échangent un regard, s’embrassent comme “un déboucheur d’évier” selon la mignonne expression locale, et continuent leur chemin sans un regard en arrière. je vois déjà se pointer le baby boom post-carnaval de novembre qui est au rendez-vous tous les ans… c’est une histoire que j’avais beaucoup entendue mais comme toutes les histoires, elle fait un autre effet quand on la vit. ici on se croise avec les gens qu’on a embrassés hier ou l’année dernière et probablement aussi ceux de demain, dans deux mois, dans six…

tem “ocupa carnaval” depois do “ocupa copa” da copa do mundo, porque como dizia um artigo leido em algum canto do internet, não é a toa que um bloco se chama “as meninas rodadas”, que vi mulheres andando com os peitos pra fora e que nos aproveitamos também para passar uma semana de bikini, coisa ainda impossível um tempinho atrás pela ameaça do estupro, que vi uma negra fantasiada de indígena com um cartaz nas costas lembrando quantos abusos são cometidos contra eles. que tudo mundo começa gritar uma canção de protesto quando chega a policia, que joga spray pimenta e vasa. uma única marca de cerveja monopoliza a festa toda, e os mil camelôs improvisados, estudantes mães de família surfando a onde de dinheiro e que não foram se ajoelhar no altar são persecutados e apanham da policia.
esse ano, descubro de muito perto o porquê da famosa expressão “um amor de carnaval”. entrando no bloco sozinha, mergulhando na multidão me ligo a essa tesão doida, tudo mundo sabe que essa noite, vamos contar quantos desconhecidos beijamos na boca nos dedos das mãos e dos pés. miradas elétricas entre desconhecidos que se olham, se dão beijos de “desentupidor de pia”, e seguem o seu caminho sem olhar para trás. já estou vendo chegar o baby-boom post-carnaval de novembro como cada ano… é uma historia que tinha escutado muito já, mas como todas as historias é outra coisa viver la. aqui nos cruzamos com gente que beijamos ontem, o ano passado e provavelmente os de a manhã, em dois meses, em seis… 

je donne un coup de main à julia pour vendre ses petits sachés de miel à la cachaça
ajudo a julia para vender seu mel com cachaça
sa pancarte
seu cartaz

ses petites démonstrations express de pole-dance
suas rápidas demostrações de pole-dance
son tatouage!
sua tattoo!
déguster des fromages en écoutant une fanfare – week-end avec les voisins : maria, diego, oto
degustação de queijos escutando uma fanfarra – fin de semana com os vizinhos : maria, diego, oto
côté travail,maintenant que 2015 a finit de me vomir dessus il est temps de me venger : je commence l’élaboration d’un projet de financiment de groupe pour récupérer  l’argent de mon matériel de tatouage, mes papiers etc. je trouve auss une tarologue avec qui on va ouvrir un studio de tatouage/cabinet de tarot/espace communautaire à partager avec tout le monde qui voudrait avoir une salle pour travailler quelques heures par semaine. le projet germine depuis un moment dans ma tête et de voir les tout premiers pas me donne une folle poussée d’adrénaline….
com respeito ao trabalho, agora que 2015 por fin termino de me vomitar acima tenho que vingar-me : começo um projeito de financiamento coletivo para recuperar o dinheiro do meu material de tatuagem, meus papéis etc. encontro também uma tarologa com quém vamos abrir um estúdio de tattoo/consultorio de tarô/espaço comunitario a compartilhar com tudo mundo que iria querer uma sala para trabalhar algumas horas por semana. o projeito esta germinando na minha cabeça faz um tempinho e ver os primeiros passos me da muita energia…
je réimprime et je mets en vente mon jeu de tarot baptisté le tarot bleu
imprimo e ponho a venda o meu baralho de tarô, chamado le tarot bleu

jorge

ana luiza

leonardo

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