março-abril botafogo

un mois entier passé sur cette chaise.
on m’avait déjà dit que le crowdfunding allait être une épreuve, mais je ne m’attendais ni à ses difficultés, ni aux fruits qu’il m’a apporté. on avait beau me prévenir que le travail était intense, la tache d’écrire à plus de trois cents contacts en quatre langues, de répondre à leurs questions, de régler les mille petits problèmes, d’apporter des modifications à la page et de produire de nouvelles vidéos, de nouveaux dessins, d’envoyer le tout à mille blogs, sites, les quelques cinq heures de communication sur un internet bancal pendant trente jours sont une sacré performance… mais les retours sont aussi très inattendus. en faisant un plan avant de commencer avec l’aide de felipe, on avait estimé que j’avais besoin de l’aide de 80 personnes pour réussir. le chiffre paraissait énorme. mais à ma grande surprise, des presques inconnus ont rapidement répondu à mon premier message avec des contributions enthousiastes, des messages d’encouragement, des poignées de mains virtuelles. face aux bugs du site pour payer, des petits billets ont fait de nombreux kilomètres, glissés dans des mains de voisins, pour arriver jusqu’à ma tirelire, des gens avec qui j’ai conversé un jour, une heure, il y a bien longtemps, ont fait des allers-retours jusqu’à des lointaines banques étrangères pour faire accepter des reçus compliqués. des gens que je ne connais pas ont partagé la campagne avec leurs proches, des gens que je connais ont rivalisé de tendresse en composant des textes émouvants, pleins d’élans d’amour que je ne suspectais pas aussi publiables. j’ai repris contact avec de nombreuses personnes qui ont resurgit de mon passé pour me prêter main forte et me lancer un clin d’oeil fraternel, des timides ont remué ciel et terre pour joindre d’autres amis à ma cause.
le “paquet de l’amour”, paquet incluant plusieurs des récompenses proposées

videos?

“merci!” j’atteins l’objectif dix jours avant la fin de la campagne
les “objectifs étendus”, donc où irait l’argent de plus rentrant grâce aux dons suivants : meubler et louer mon propre studio de tatouage.
countdown des derniers jours de la campagne

 

pendant ce temps…
picnics à lagoa
je passe de nombreux dimanches face à un des couchers de soleil les plus hypnotisants de la ville, loin des bruyantes allez et venues des camelos de la plage

samba au bip bip, petit bar culte où se réunissent quelques copains pour jouer dans un bistrot assez grande pour les accommoder eux et pas une chaise de plus. la musique est sympa mais accompagnée par une nuée permanente de touristes et de cariocas pêcheurs de blondes anglophones

vous pensez pouvoir échapper à la culture française? vous n’y arriverez pas. jamais.
 
mission peinture : après quelques heures de travaux intensifs le patio devient mon studio provisoire

tatouer un colibri en regardant des colibris : la classe
 
howard
oráculo project tagge des petits messages d’amour dans la ville
les kung-fu pandas vont s’enterrer trois jours à faire des barbecues au bord de la piscine à pétropolis : c’est l’anniversaire de notre maître et ce n’est pas pour rien que sur nos uniformes de la famille hung, il y a écrit famille. il y a beaucoup de bières et des performances loufoques de sauts dans la piscine, mais aussi quelques discours, des toasts à nos morts et nos aimés absents, des larmes, des questions existentielles sous les étoiles en attendant des pluies de météorites.
le groupe mos, que je croise près de chez moi…
… et quelques jours plus tard à un mini festival de fanzines, la feira fantasma

la feira : dans une magnifique mansion semi-en ruines cette petite fête est à mi-chemin entre le bric-à-brac de brocanteurs, vendant des vieilles photos de congrès japonais, mais aussi des aquarelles, des fanzines sur toiles, des cahiers faits main, des vêtements…
mon petit stand avec des modèles de tatouage

la jolie luz fait un petit saut à rio

le silence avant le début du tatouage…

 

ju, la maîtresse de maison, fait des tirages de cartes avant chaque tatouage

il y a notre rêve en commun garé en bas de chez moi : un van-maison, où il y a écrit “je ne suis pas pressé, parce que je suis chez moi”

séminaire de design thinking
séminaire sur la méthode de travail collaboratif “dragon dreaming”

ma voisine ivana parle de son travail au sein de l’incubateur d’entreprises créatives rio criativo

au milieu des nuages gris de la politique mouvementée – le coup d’état est passé, dilma est jetée dehors – je me réfugie avec les gens qui travaillent d’arrache-pied pour construire dès aujourd’hui un monde meilleur. j’assiste aux conférences de la rio criativo, qui avait été créée dans l’idée qu’il fallait investir dans une énergie renouvelable qui profite à tous, donc l’énergie de la créativité, et qui accompagne des boîtes avec de l’aide financière et une armée de contacts pour les aider à se développer. le projet n’existe que depuis quelques années mais déjà les entreprises incubées ont toutes décuplé leurs chiffres d’affaire, et certaines comme la junta local sont déjà devenues des points de références du paysage culturel et gastronomique de la ville. ces conférences gratuites mensuelles ont des contenus divers orientés vers les entrepreneurs, en mariant un contenu pratique de développement des idées à la conscience de la chaîne de production et l’impact social et environnemental.
le public très varié repart satisfait, insufflé d’une nouvelle énergie, une nouvelle confiance dans ses projets.


joyeux anniversaire nous (toujours étrange de fêter son anniversaire seule quand on a une jumelle)

 

 

 

 

 

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